En affirmant, dans son discours tenu à Latran le 20 Décembre lors de sa visite au Pape : "Une morale dépourvue de lien avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité", le Président de la République insinue que la morale des croyants, et en particulier celle des chrétiens, serait supérieure à celle des athées ou des agnostiques.

Par ce type de propos, il rompt avec le pacte laïque républicain qui veut que l'Etat reste neutre en matière de croyance ou de non croyance.

Dans un excellent article paru dans Le Monde du 28 Décembre 2007, le philosophe Yvon Quiniou lui répond qu'il y a dans ce discours "un parti pris idéologique: l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux" et il rappelle opportunément que - je cite - "une société réellement laïque ne trouvera (...) dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié".

Voir le texte intégral du discours de Latran

Voir également mon texte sur la laïcité