L'abandon de la taxe carbone fait tomber les masques ! On peut en conclure à postériori que le grenelle de l'environnement n'était qu'une manœuvre du pouvoir actuel pour rallier les voix d'une partie des écologistes comme il a déjà tenté de le faire avec les voix du Front National sur un autre terrain. Mais dans tous les cas si l'on peut faire illusion avec des colloques et de grandes déclarations, cela devient plus difficile quand on s'attaque à la réalité.
Certes, le projet de taxe carbone, tel qu'il était proposé, était très injuste, exonérant les industriels pollueurs et taxant les particuliers souvent piégés par la nécessité d'utiliser leur voiture, au point que le Conseil Constitutionnel l'avait rejeté. N'empêche, on pouvait croire que la nécessité d'une fiscalité écologique était actée et que le débat ne devait porter que sur les modalités. Il n'en était rien et une fois de plus, le Président de la République dévoile le fondement de sa politique : céder aux lobbies financiers et industriels et ne surtout pas pénaliser les nantis.
Chantal Jouanno se dit "désespérée" (interview du Figaro) nous attendons qu'elle convertisse son désespoir en démission et qu'elle défende l'écologie avec la combativité digne de la championne de Karaté qu'elle est. Quand à Jean Louis Borloo on connait son exceptionnelle capacité à avaler les couleuvres les plus grosses sans se départir de sa perpétuelle bonne humeur.

L'incident "nucléaire" du Tricastin (le premier de la série qui a fait la une des média) mérite à mon sens une analyse tant sur le plan du fond (aspect technique) que de la forme (aspect traitement médiatique). Vous trouverez sur ce