Le blog de Serge Chaudourne

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Développement Durable

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mardi 23 mars 2010

Nicolas Sarkozy dévoile son utilisation politicienne de l'écologie

L'abandon de la taxe carbone fait tomber les masques ! On peut en conclure à postériori que le grenelle de l'environnement n'était qu'une manœuvre du pouvoir actuel pour rallier les voix d'une partie des écologistes comme il a déjà tenté de le faire avec les voix du Front National sur un autre terrain. Mais dans tous les cas si l'on peut faire illusion avec des colloques et de grandes déclarations, cela devient plus difficile quand on s'attaque à la réalité.

Certes, le projet de taxe carbone, tel qu'il était proposé, était très injuste, exonérant les industriels pollueurs et taxant les particuliers souvent piégés par la nécessité d'utiliser leur voiture, au point que le Conseil Constitutionnel l'avait rejeté. N'empêche, on pouvait croire que la nécessité d'une fiscalité écologique était actée et que le débat ne devait porter que sur les modalités. Il n'en était rien et une fois de plus, le Président de la République dévoile le fondement de sa politique : céder aux lobbies financiers et industriels et ne surtout pas pénaliser les nantis.

Chantal Jouanno se dit "désespérée" (interview du Figaro) nous attendons qu'elle convertisse son désespoir en démission et qu'elle défende l'écologie avec la combativité digne de la championne de Karaté qu'elle est. Quand à Jean Louis Borloo on connait son exceptionnelle capacité à avaler les couleuvres les plus grosses sans se départir de sa perpétuelle bonne humeur.

mardi 29 septembre 2009

Lutter contre le réchauffement climatique

Restons simple et si possible scientifique : lutter contre le réchauffement climatique c'est lutter contre l'augmentation de la concentration dans l'atmosphère des gaz à effet de serre dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2).

Une fois cet objectif fixé, il faut d'abord faire l'état des lieux pour savoir où l'on en est et ensuite choisir les moyens d'action...

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dimanche 7 décembre 2008

Réchauffement climatique : l'heure de vérité pour l'Allemagne

L'Allemagne passe souvent pour un pays "vertueux" sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique. Elle a largement contribué à faire admettre l'objectif européen des "3 fois 20" (-20% de gaz à effet de serre, 20% d'énergie renouvelable, 20% d'économie d'énergie) et elle développe énormément l'énergie éolienne et l'énergie solaire.

Cependant, même très développées, ces énergies renouvelables ne peuvent constituer qu'une part modeste des besoins énergétiques d'un grand pays et de plus, étant intermittentes (pas de vent certains jours, pas de soleil la nuit), elles doivent nécessairement être complétée par des sources d'énergie traditionnelles. Or, comme l'Allemagne veut arrêter le nucléaire et que le pétrole ou le gaz sont soumis à des risques de hausses brutales tout en mettent en péril l'indépendance énergétique du pays, elle n'a pas d'autre solution pour produire suffisamment d'électricité que de construire des centrales à charbon très fortement émettrices de gaz à effet de serre (voir le tableau ci-dessous).

C'est pourquoi dans les négociations sur le plan climat européen qui doivent se conclure à Bruxelles les 11 et 12 Décembre prochain, l'Allemagne cherche à obtenir des dérogations sur les quotas de CO2 pour les centrales électriques comme cela devrait se faire pour les nouveaux pays entrants tels que la Pologne.

La vérité souvent occultée apparait ici clairement : dans un avenir prévisible les énergies renouvelables, dont le développement est bien sûr souhaitable, ne suffiront absolument pas à réduire la production de gaz à effet de serre. Elles doivent donc être complétés pour la production d'électricité par l'énergie nucléaire seule capable de produire de grande quantités d'énergie pratiquement sans gaz à effet de serre.

Lutter efficacement contre le réchauffement climatique ou arrêter le nucléaire : il faut choisir, mais aujourd'hui on ne peut faire les deux à la fois.

samedi 26 juillet 2008

A propos de l'incident du Tricastin

 L'incident "nucléaire" du Tricastin (le premier de la série qui a fait la une des média) mérite à mon sens une analyse tant sur le plan du fond (aspect technique) que de la forme (aspect traitement médiatique). Vous trouverez sur ce lien un texte très documenté de l'association "Sauvons le Climat" qui à mon sens fait bien le point sur ce sujet.

Pour ma part je retiendrai :

- Que contrairement à ce qui a été dit, le risque principal de cette pollution à l'Uranium naturel est le risque chimique et non le risque radioactif

- Que les quantités déversées sont faibles au regard des risques pour la santé et l'environnement

- Que dans ces conditions plus que l'incident lui même, c'est le comportement des acteurs qui doit être analysé afin qu'un incident plus grave ne puisse intervenir

- Qu'en ce qui concerne ce comportement, seule l'existence d'une autorité compétente, indépendante et non soumise aux pressions (qu'elles soient économiques, financières, médiatiques ou idéologiques), et dotée de pouvoirs étendus, telle que l'est actuellement l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) est de nature à faire respecter rigoureusement les règles de sécurité qui pourraient être négligées par les entreprises ou les organismes publics pour des raisons d'économie ou d'organisation défaillante

- Que l'on souhaiterait que les organisations écologistes se mobilisent pour qu'une telle autorité soit mise en place dans l'industrie chimique ce qui représenterait un progrès considérable dans un domaine où le risque industriel est sûrement moins bien maîtrisé que dans le nucléaire